La double imposture de Zuhal Demir


Portant le foulard rouge de son père, ancien mineur, à la main, Zuhal Demir n’a pas raté sa prestation de serment.La nouvelle secrétaire d’État à la Lutte contre la pauvreté, à l’Egalité des chances, aux Personnes handicapées, et à la Politique scientifique, chargée des Grandes villes, adjointe au ministre de la Sécurité et de l’Intérieur (excusez du peu!) a ainsi magistralement évité toute question gênante quant à son positionnement idéologique. Et partant, de son aptitude à exercer la fonction.

zuhal-demir-2La remplaçante d’Elke Sleurs, débarquée du gouvernement fédéral et envoyée à Gand pour suppléer le président de la Chambre, Siegfried Bracke, pris la main dans le pot de confiture, a par ailleurs réussi à subjuguer la presse flamande, et dans la foulée les médias francophones qui ont servilement reproduit les portraits de la nouvelle excellence dressés par leurs confrères du nord du pays, voire même ce vendredi soir certain(s) chroniqueur(s) de la sirupeuse émission «On refait le monde», sur Bel-RTL, grand(s) connaisseur(s) autoproclamé(s) de la Flandre: ils ont longuement glosé sur les décolletés plongeants de la nouvelle secrétaired’État, lors d’une séance de photos insolite dans les couloirs de la Chambre; et, comme leurs confrères et consoeurs de la presse écrite, ils ont cru pouvoir s’extasier sur le beau coup réussi par la N-VA en plaçant au gouvernement un pur produit de l’intégration réussie.

Que Zuhal Demir ait réussi son intégration est un fait. Cela ne l’empêche pas d’avoir signé une double imposture, la première en acceptant sa nomination, la seconde en s’exhibant à sa prestation de serment, le foulard rouge de son père, ancien mineur, mais surtout ancien délégué syndical FGTB dans les mines du Limbourg. Car la nouvelle membre du gouvernement fédéral n’a rien d’une militante ouvrière: elle déteste le mouvement syndical en général, le monde socialiste en particulier, et elle a en horreur la concertation, qui constitue la colonne vertébrale des relations sociales dans  notre pays.

zuhal-demir-3Il ne fallait pourtant pas aller bien loin pour retrouver trace de ses prises de position extrémistes, que ne renierait pas une Marine Le Pen en France, voire un Donald Trump aux États-Unis. Interrogée par notre excellent confrère François Brabant, alors pour le «Vif» en 2013, elle accusait ainsi les partenaires sociaux «d’être responsables du statu-quo. Du chômage qui augmente, et des faillites qui font de même».

zuhal-demir-4L’attaque contre le Parti socialiste était tout aussi virulente, et sa remarque sur le chômage en disait long sur son progressisme: «deux ans au maximum, alors que c’est six mois ou un an dans la plupart des pays européens».

Bon, d’accord, Zuhal Demir est de droite extrême direz-vous, et c’est son droit le plus strict. Où cela devientbeaucoup plus inquiétant, par contre, c’est quand on liste ses nombreuses attributions de secrétaire d’État: intégration sociale, lutte contre la pauvreté et économie sociale; on imagine ce que cela peut donner avec sa conception de la concertation sociale et du sort à réserver aux chômeurs.

Mme Demir a aussi notamment en charge la protection des droits fondamentaux des étrangers; la lutte contre la traite des êtres humains; l’égalité entre les femmes et les hommes ou aussi le dialogue interculturel.

Son dialogue, avec les candidats à l’immigration, risque d’être assez bref. Du style «Vous n’avez rien à faire ici!»

Pour s’en convaincre, il suffit de s’en référer, à nouveau,  à l’interview qu’elle azuhal-demir-5accordé à François Brabant en 2013: «il y a trop d’étrangers en Belgique» déclarait alors à notre confrère ce pur produit de l’intégration réussie. «Entre 1992 et 2000, 400000 personnes sont arrivées. Pareille immigration implique le financement de programmes d’intégration, la construction d’écoles, soulignait-elle. Notre système n’est pas prévu pour accueillir pareille masse. Et la conséquence (de cette immigration massive) est que beaucoup d’enfants accumulent des retards soclaires, qu’ils maîtrisent mal la langue, et qu’ils ne trouvent pas leur place sur le marché du travail».

zuhal-demir-1En clair, Zuhal Demir, et c’est sa deuxième et plus grande imposture, estime que l’ascenseur social dont elle a bénéficié… ne peut resservir pour les immigrés de la génération suivant la sienne!

On peut imaginer, demain, sa réaction face aux malheureux «réfugiés économiques», dont de plus en plus de Belges pensent qu’il faut les renvoyer illico à la misère immense qu’ils fuient: on n’a pas les moyens de vous intégrer! Avec son compère Theo Francken à la manœuvre à l’Asile et la Migration, le tour sera vite joué: permis de séjour refusé; et moyens de subsistance déniés; les malheureux n’auront qu’à retraverser la Méditerranée et aller mourir tranquillement de faim dans leur pays d’origine!

Déjà à l’attaque

En tout cas, la nouvelle secrétaire d’État n’a pas perdu de temps, puisque dès son entrée en fonction, elle s’en est prise à Unia: l’ancien centre fédéral pour l’Égalité des chances, a-t-elle affirmé, prolongeant les attaques de Lisbeth Homans, une autre grande «humaniste» de la N-VA, qui ne défendrait que «les personnes allochtones». Des personnes dont son père aurait fait partie, il y a quelques décennies, donc?

Contrairement à ce qu’on a pu lire dans la presse flamande, dans la presse francophone «suiveuse», ou qu’on a pu entendre chez les chroniqueurs de Bel-RTL, un peu trop dissipés par l’image glamour de la nouvelle secrétaire d’État, ce n’est donc pas un symbole de l’intégration que la N-VA a voulu faire monter au gouvernement fédéral, mais une militante convaincue, qui appliquera avec férocité la politique de rejet que le parti de Bart De Wever prône! Autant savoir à qui les ONG préoccupées d’accueil et d’intégration vont avoir à faire…

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8 réflexions sur “La double imposture de Zuhal Demir

  1. Dans le droit fil des tendances journalistiques actuelles qui est de connaître le nombre de mandats qu’exercent les femmes et hommes politiques et mieux encore de leur faire avouer le montant de leurs rémunérations, voici extrait du Moniteur les mandats de madame Demir en 2015
    Demir Zuhal
    Kamer van volksvertegenwoordigers Volksvertegenwoordiger Bezoldigd
    Districtscollege Antwerpen Voorzitter Bezoldigd
    Agentschap Integratie en Inburgering (EVA) Voorzitter Bezoldigd
    Autonoom Gemeentebedrijf VESPA Bestuurder Niet bezoldigd
    N-VA District Antwerpen Bestuurslid Niet bezoldigd

  2. Phil, je connais ton attitude envers nous, les Flamands à 100%. Tu es un homme très aimable mais pas toujours neutre. Et bien, je me demande pourquoi une jeune femme et son père, ancien militant de l’ABVV (suivant ton information), ne pourraient pas adhérer à la N-VA! C’est le choix libre dans toute vie! Même moi, enfant d’une famille de résistants pendant la guerre, j’ai suivi mon cri de coeur. Comme mes parents et leurs parents côté maman (mon grand-père ôté papa est décédé comme bourgmestre en 1941). Ceux qui suivaient Rex et donc aussi les « noirs » sont souvent devenus socialistes dans notre région! Je ne cite personne! Le papa de Zuhal est venu chez nous avec une connaissance minimale du pays, de la province où il débarquait pour y gagner son pain et pour donner toutes les chances à ses enfants, nouveaux nés en région flamande. L’ABVV (FGTB) a toujours été très fort dans son attitude de « récupération » de nouveaux venus… d’un pays non-catholique!!!! Ceux qui venaient p.e. de l’Italie se retrouvaient souvent dans un syndicat chrétien. Il faut reconnaître et expliquer l’histoire dans ton texte Phil! Mais je sens naturellement aussi tes frappes d’humour! Et voilà, je continue…

    Oh oui, j’ai encore une petite nouvelle pour un petit texte: vous avez une jolie ministre de l’enseignement. De temps en temps elle boit un petit verre de trop. Qui pas? (Moi avec mes 2 par semaine). Certains en Wallonie y voyaient déjà « une affaire ». Pourquoi? Sans doute parce qu’elle est la petite-fille de la cousine de ma mère?? Et bien oui, Phil. C’est la vie! Avec mon humour mais aussi ma vérité familiale. Ton ami Huub, le flamin des Fourons!

    • Beste Huub,

      Natuurlijk mag een kind een opinie hebben die van de opinie van zijn/haar ouders verschilt hebben. Mvw Demir als dochter van een vakbond afgevaardigde had volkomen het recht voor een partij te kiezen die fel tegen de vakbonden gekant is is haar recht; het mag toch ergens verrassen…
      Maar wat mij veel meer bezorgt is haar opinie over migratie: van een dochter van een migrant is het toch eigenaardig! En rekening houdend met haar bevoegdheden vind ik dat weinig geruststellend.

      Dank U voor uw humor….

      Cher Huub

      Bien sûr qu’un enfant peut avoir une opinion divergente de celles de ses parents. Mme Demir, fille d’un délégué syndical, avant bien entendu le droit de choisir un parti fermement opposé aux syndicats. Cela n’en reste pas moins suprenant.
      Ce qui me préoccupe par contre beaucoup plus, c’est son opinion sur l’immigration: venant d’une fille d’immigré, c’est tout de même particulier! Et compte tenu des attributions qui sont siennes, je trouve que c’est assez peu rassurant..

      En te remerciant pour ton humour

  3. Ses photos, ses décolletés ont en plus bien joué leurs rôles !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Que certains cerveaux peuvent être minables face aux images….mais je pensais les journalistes à l’abri, habitués qu’ils sont, à la différence entre l’apparence et la réalité des choses et des gens.

  4. Mon cher Philippe, on vous retrouve souvent dans la position du juge (alors qu’il vous suffisait de pondre un article sur Mme Demir), mais vous n’écoutez pas bien et, sur le long terme, vous vous contredisez.

    Lorsque j’ai sorti Les Secrets de Bart De Wever, avant même d’avoir lu le livre, vous avez écrit un article cinglant « contre » ce que j’avais dit lors de ma conférence de presse où vous étiez, si je me souviens bien, arrivé en retard (et dont vous n’avez donc pas entendu le préliminaire). À l’époque, vous me reprochiez de m’être attaché à « rattacher [la N-VA] à l’extrême droite ». Et vous aviez canardé en retour en affirmant que la N-VA n’avait jamais eu de propos déplacés envers les immigrés.

    Aujourd’hui, je me réjouis que vous découvriez, cinq ans plus tard, « ses prises de position extrémistes, que ne renierait pas une Marine Le Pen en France, voire un Donald Trump aux États-Unis ». Ce ne sont pas celles de Zuhal Demir, ce sont celles de tout son parti !

    Votre retournement de veste n’a certes rien de déshonorant, c’est le rôle du journaliste de suivre l’évolution des choses et je me trompe plus souvent qu’à mon tour. En revanche, ce qui est plus dérangeant, c’est la démonstration que votre critique virulente de l’époque était bonne pour la corbeille, ne reposait sur rien, et qu’entre le journaliste professionnel avec carte de presse que vous êtes et le « blogueur » qui osait, selon vous, se canarder « éditorialiste de blog », ce n’est pas toujours le second qui se trompe.

    Mais c’est là bien le problème des donneurs de leçons, ils oublient souvent la première personne qui devrait être la cible de leurs examens, à savoir eux-mêmes. Et ils ont souvent du mal à reconnaître que leurs leçons passées ont pu être d’une effarante médiocrité.

    Aussi, donc, vous écoutez mal. Dans On refait le Monde d’hier (eh oui, une émission à la fois politique et divertissante, pour vous, c’est de la « gaudriole », pour moi, c’est parler à un public qui ne lit pas nos analyses technologiques), contrairement à ce que vous affirmez, on s’est bien interrogés sur la question de son soutien aux mesures de Theo Francken, que j’ai qualifiées de comparables à celles de Donald Trump — oh, tiens, comme vous… On s’est aussi demandé pourquoi la presse francophone a tant insisté sur ses photos de charme alors que la presse flamande n’était pas revenue sur ce sujet particulier. Il y a alors eu quelques minutes, disons, un peu légères. C’est le style de l’émission. Mais on se moquait plutôt de la propension de beaucoup à s’affoler pour un décolleté plongeant.

    En ce qui me concerne, j’ai commencé par préciser que j’étais antinationaliste et que j’avais de gros problème avec la politique de la N-VA, mais que tout ce que je dirais ensuite partait du principe que, de toutes façons, Elke Sleurs allait être remplacée par une N-VA.

    C’est dans ce contexte que je suis rapidement passé sur les photos sexys qui émoustillent la presse francophone (au point que vous ayez vous-même ressenti le besoin d’en illustrer votre article plutôt qu’avec la photo de la prestation de serment — chercheriez-vous à ramener Zuhal à son statut de bomba un peu légère tout en affirmant le contraire ?), j’ai ensuite évoqué la première femme au gouvernement issue de l’immigration turque (commettant une erreur au passage, que je reconnais humblement, en affirmant qu’elle était la première membre d’un gouvernement fédéral issue de l’immigration d’un pays musulman, alors qu’elle est la seconde — la première ayant fait un passage éclair de 97 jours et n’étant pas apparu sur la liste officielle que j’avais consulté). « 

    Je me suis réjoui, dans le contexte d’un poste N-VA, du fait qu’il revienne à une fille de mineur d’une immigration relativement mal considérée en Belgique, qui a fait des études brillantes et obtenu quelque 10.000 voix de préférence SANS ACTIVER LE COMMUNAUTARISME « MUSULMANISTE » ni le soutien à Recep Tayyip Erdogan, au contraire. Je n’aime pas l’idéologie de Zuhal Demir, mais elle n’est pas QUE son idéologie, elle est aussi une femme, turque et kurde, fille de mineur, partie avec le moins de chances possibles, qui s’est hissée au sommet de l’État, sans tomber dans la complaisance électorale et le clientélisme.

    J’ai expliqué qu’elle voulait par ses photos exposer son intégration « totale » en allant plus loin que ce qu’une députée belge de souche (comme on dit chez Marine) aurait fait. En soi, c’est un exemple d’émancipation qui peut intéresser de jeunes femmes de milieux fermés. Je m’en réjouis. Eh oui, on peut avoir, comme moi, des amies voilées parce qu’elles l’ont choisi et défendre celles-ci bec et ongles, et en même temps, se dire que l’attitude de Zuhal peut être un modèle pour des filles à qui le voile est imposé, et qui cherchent au contraire à s’en émanciper.

    J’ai aussi expliqué que le problème de cette intégration style N-VA, c’est qu’elle veut créer des immigrés flamands parfaits, et je ne sais plus si je l’ai dit dans l’émission (vu qu’on a un temps limité), mais j’avais dans mes notes la phrase « la N-VA veut des immigrés musulmans qui mangent du porc à la troisième génération ».

    Je me suis encre interrogé sur la contradiction entre une Zuhal Demir extrêmement émue du sort des réfugié-e-s sur place, une femme, d’origine kurde, encore attachée à l’émancipation kurde au point de rendre visite à un local décoré de symboles du PKK en Flandre, confrontée à un drame. Mais qui adhère à la politique de Theo Francken ici.

    J’ai aussi précisé que je trouvais surtout très bien qu’une femme remplace une femme dans ce gouvernement très masculin, mais rappelé que Zuhal Demir avait voté contre la proposition d’imposer un certain pourcentage de femmes dans les conseils d’administration d’entreprises.

    Je me suis réjoui du symbole qui consiste à porter le foulard de mineur de son père (où avez-vous péché que c’était un foulard de la FGTB ? À GENK ?) Pour rappel, ce foulard leur servait notamment à se protéger les poumons quand ils foraient (après les avoir mouillés), protection dérisoire qui ne les a pas empêché de s’étouffer à petit feu et de mourir, souvent, jeunes. Vous trouvez scandaleux de porter ainsi une mémoire soi-disant syndicale quand on est antisyndical ? Aujourd’hui ? En pleine affaire Publifin ? Au moment où l’on révèle à quel point le système socialiste a manipulé le salarié liégeois au profit de quelques bêtes de course d’une infâme Nomenklatura ?

    Monsieur Leruth, moi, je vois une fille de mineur qui a réussi. Elle est dans un parti que j’abhorre, et que vous auriez dû abhorrer plus tôt — au moins, j’ai pour moi le luxe de la cohérence.

    Mais il faut être dépourvu de toute humanité pour ne pas être touché par l’hommage rendu, non pas au syndicaliste, mais au père, au courageux mineur turc, à celui qui, venu d’un pays où la femme a peu de droits, a permis à sa propre fille de s’émanciper. Lui a donné les armes pour se dépasser. L’a nourrie et chauffée et éduquée au prix de ses poumons, est passé sur le rejet par les autochtones et du mépris de beaucoup. Se retrouve au poignet de sa fille au moment où elle prête serment au roi.

    J’aurai l’occasion de m’en prendre à la politique de Zuhal Demir. Mais tout n’est pas politique. Il est des moments où des symboles priment. La non-réduction du nombre de femmes dans le gouvernement, déjà scandaleusement bas, l’arrivée d’une fille d’immigrée, fille de mineur, fille de kurde, émancipée, exemple de réussite, l’élection récurrente d’une personne originaire d’une communauté partiellement fermée, sans clientélisme et sans communautarisme, prouvant que c’est possible. Et puis, ce petit foulard que personne ne lui a obligé de porter, et que je vous interdis bien d’attribuer à un syndicat quelconque : en le portant, elle fait entrer son père, le mineur, LES mineurs dans les plus hautes et dignes sphères de notre pays. Ce foulard est privé, il est son droit, pas le vôtre.

    Philippe, dans toute cette émission, c’est mon féminisme qui a parlé. Un féminisme de mec, forcément imparfait et toujours à la limite de l’imposture. Un féminisme hésitant, maladroit, parce que je ne suis pas une femme. Mais je constate qu’à cet égard, aucun parti belge n’en rattrape un autre, quand je vois la quasi-absence de femmes dans le gouvernement PS-CDH de la Wallonie, je pense qu’en leur nom, vous n’avez pas la moindre leçon à donner sur le sujet. Mais évidemment, ce n’est pas le statut, l’émancipation ou le respect des femmes qui vous intéresse. C’est la politique. En son nom, vous passez à côté de l’essentiel. Parce qu’il vous fallait cogner les autres. Le père de Zuhal n’est probablement pas d’accord avec vous, tout syndicaliste qu’il fut. Sa fille a réussi. Sa fille tient tête. Sa fille l’a emmener, par la main, du fond de la mine jusqu’aux ors du pouvoir. Proficiat.

    • Cher ami,

      Sans la liberté de blâmer, il n’est d’éloge flatteur. Je me fais donc un plaisir de publier ce commentaire, qui est un billet publié sur votre propre blog.
      Comme je l’ai indiqué en réponse à votre billet, que Mme Demir, une femme, remplace Mme Sleurs, une autre femme, au gouvernement fédéral, est dans la logique des choses. Si le choix inverse avait été fait, il aurait été indiqué de le critiquer; ici, il n’y avait pas à mon sens de quoi s’émerveiller.
      Tout cela n’a rien à voir avec le statut, l’émancipation ou le respect des femmes. Considérer une femme politique comme l’égale d’un homme politique, c’est pouvoir la critiquer de la même manière. Certes, j’ai rappelé ses décolletés plongeants, dans une séance photos qui a marqué les esprits, et qui a été rappelée à plus d’une reprise dans l’émission à laquelle vous participiez. Précisément, en l’occurrence, Mme Demir elle-même s’est placée à contre-courant de l’égalité des genres et de la promotion de la femme…
      Ce que je trouve assez étonnant, c’est que personne n’a rappelé justement les propos xénophobes et anti-syndicaux émis par Mme Demir en 2013. Et c’est dans ce sens que sa prestation de serment avec au poignet le foulard d’un ouvrier mineur (mais aussi le foulard de la FGTB) était une première imposture; et qu’exercer la fonction qui est la sienne, avec les attributions qui sont les siennes, est la seconde imposture.
      Je dois enfin vous décevoir: j’avais lu votre livre, comme je lis tous les ouvrages dont je suis chargé de la recension dans le journal qui (air connu) m’emploie et ne me rémunère pas assez à mon goût. Et je continue à penser que décrire la N-VA, un parti de droite extrême, comme un parti d’extrême-droite ne correspond pas à la réalité. À chacun son opinion…

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