Une profession qui se défend a encore un bel avenir


En sortant des assemblées générale de l’Association des Journalistes Professionnels (AJP), puis de l’Association Générale des Journalistes Professionnels de Belgique (AGJPB), j’ai brusquement pris conscience du temps qui passe: il y a vingt ans, pour la première fois, j’avais été  porté à la présidence de notre union professionnelle, et, il y a dix ans, j’y avais passé le témoin, avec une certaine difficulté, faute de candidat(e)s à ce poste. Rien de tout cela,et mieux que cela, ce samedi: non seulement, il y avait des candidat(e)s, et même un trop plein de candidat(e)s pour les postes à pourvoir, mais, comme on peut le lire sur le site de l’AJP (http://www.ajp.be/lajp-a-elu-son-nouveau-conseil-de-direction/), plus de la moitié de l’instance a été renouvelée, et, surtout, de jeunes, voire de très jeunes (Laurie Dieffembacq a 24 ans!) candidat(e)s ont été élu(e)s. Avec 42% de femmes, par ailleurs, le conseil de direction de l’AJP frôle la parité… sans que des quotas aient été nécessaires pour l’imposer.

2015_02_28_conseildedir1Il est réconfortant de voir ainsi des journalistes se mobiliser spontanément pour défendre bénévolement la profession. Pour lui rendre, comme l’a dit joliment un des candidats, ce qu’elle lui a apporté, et, vu son jeune âge, ce qu’elle continuera encore longtemps à lui apporter. Une profession qui trouve en elle des capacités de se défendre a encore un bel avenir devant elle. Quelles que soient les difficultés auxquelles elle doit faire face aujourd’hui.

En équilibrant des journalistes d’expérience et… de plus grand expérience, ce conseil est bien parti pour faire basculer définitivement l’AJP dans le XXIeme siècle. Le travail a déjà été grandement entamé par le conseil de direction sortant, avec notamment cette plate-forme en ligne pour journalistes indépendant(e)s qui devrait inspirer à la fois les instances européennes et internationales de la profession.

Le mérite de François Ryckmans, plébiscité pour un deuxième mandat à la présidence, n’est pas mince dans cette évolution. Tenace et diplomate, il a mené la barque avec beaucoup de doigté: son deuxième terme lui permettra de mener à bien des projets qu’il a initiés dans la première partie.

Il serait injuste, en même temps, de ne pas saluer les sortants, comme Gabrielle Lefevre (24 ans au conseil de direction!) et Marc Simon. C’est aussi avec des «ancien(ne)s» que l’avenir s’est préparé. Dans le même salut, on englobera Marc Van De Looverbosch: l’élégant président de la VVJ et coprésident de l’AGJPB s’en va, lui, après deux mandats. Sous son style décontracté, il a beaucoup aidé à mettre de l’huile dans les rouages de la coupole fédérale, mais il a aussi fait beaucoup pour la défense de la profession, sur les enjeux qui transcendent les appartenances linguistiques.

Avec Martine Simonis et Jean-François Dumont aux manettes, au secrétariat général, l’AJP est prête pour relever les défis qui l’attendent. Ils sont nombreux, et de dimension!

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s