La FIJ donne une piètre image d’elle-même


Le comité exécutif de la Fédération Internationale des Journalistes se réunit pour la toute première fois ce week-end, dans un contexte de crise. Depuis le congrès chahuté de Dublin, les divisions sont en effet plus marquées que jamais au sein de la Fédération. Après un syndicat canadien, c’est le syndicat uruguayen des journalistes qui a claqué la porte, tandis que les Néerlandais suspendaient leurs relations avec la FIJ. Les Norvégiens, eux, ont décidé d’en rester membres, tout en affichant leur perte de confiance dans le président irrégulièrement réélu de la Fédération : la visite que ce dernier a faite, en septembre, aux syndicats scandinaves, réunis à Stockholm, n’a manifestement pas répondu à leurs attentes.

BoumelhaMais, ces derniers jours, le climat s’est à nouveau détérioré entre le syndicat norvégien et le président irrégulièrement réélu, qui, manifestement, n’a pas apprécié un article hautement documenté sur les dissensions internes de la FIJ, paru dans le magazine d’information du syndicat des journalistes norvégiens. Il a joué à Caliméro, s’affirmant « diabolisé »…

Bitter war within IFJComme si cela ne suffisait pas, l’arrestation temporaire à Ceylan de deux employées du bureau de la FIJ en Australie a déclenché dans l’île une vive polémique, où le président irrégulièrement réélu de la FIJ est à nouveau mis en cause.

Difficile de se prononcer sur le fond de cette histoire. Mais de la lecture de la lettre du syndicat uruguayen, et du récit publié par le syndicat norvégien, il apparaît clairement que les accords de coulisses ont présidé aux élections successives de celui qui occupe depuis Dublin irrégulièrement la présidence de la fédération. Bien sûr, je ne suis pas dupe : depuis ma première participation à un congrès de la FIJ, à Recife, en 1998, j’ai pu observer que des « coalitions » se formaient, à l’occasion de l’élection. Et on pourrait m’objecter qu’à Dublin, j’étais le candidat d’une alliance groupant, notamment, les syndicats allemands et scandinaves. La différence était que je n’avais pas sollicité ces soutiens, n’y n’avais a fortiori formulé des promesses à l’égard de ces alliés. Mon adversaire, lui, semble être passé maître dans cet art, et d’avoir pratiqué à merveille l’adage selon lequel les promesses n’engagent que ceux qui y croient.

Ce serait anecdotique si tant de journalistes, dans le monde, n’étaient confrontés à des situations dramatiques, et que ces divisions de la FIJ, dont le président irrégulièrement réélu est lourdement responsable, doivent leur apparaître consternantes. Et si, surtout, si rien ne change, ces divisions n’étaient pas appelées à s’amplifier dans les trois années à venir, pour paralyser plus que jamais la FIJ…

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