Anna Politkovskaya


Le hasard de mes différentes activités m’a amené à traduire quelques-uns des papiers écrits par Anna Politkovskaya en Tchétchénie. À les lire, on comprend mieux les intérêts que cette héroïne du journalisme a bousculés dans un pays, où la démocratie a essentiellement des allures de façade. Qui l’a assassinée? On ne le saura sans doute jamais. Mais elle survivra grâce à toutes celles et à tous ceux qui, chacun à leur niveau, prolongeront son travail d’investigation, sans nécessairement avoir son talent, ni son courage. En Europe Occidentale, nous ne vivons heureusement pas les mêmes conditions de travail dramatiques que celles qu’elle a connues en Asie Centrale. Mais le journalisme d’investigation se meurt, lui aussi. Frappé à mort par les mercantis qui dirigent dorénavant notre presse, et qui déciment les rédactions, parce que des journalistes de valeur, au rang desquels je ne me classerai pas, doivent être rémunérés à hauteur de leur talent. Ces vendeurs de papier n’en ont plus rien à faire. Et au-delà du public, c’est notre démocratie qui paie la note!

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