La liberté d’expression victime de l’intolérance hypocrite

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Des manifestants intégristes ont empêché, mardi soir, la tenue d’un débat sur l’extrême-droite dans les locaux de l’ULB. Leur cible était notre consœur et conférencière française Caroline Fourest,auteur d’un ouvrage cinglant sur Marine Le Pen et aussi adversaire résolue du port public de la burqa dans son pays. La France, comme la Belgique, rappelons-le, a interdit le voile intégral dans l’espace public.

La vidéo de cette obstruction obscurantiste est visible sur Youtube, y jeter un coup d’œil est édifiant:

Le spectacle est consternant à plus d’un titre. D’abord parce que les manifestants font preuve d’une intolérance parfaitement hypocrite. Ils ne défendent pas la religion musulmane, comme ils le prétendent, mais une vision de la société où la femme qui ne se dissimule pas intégralement est, passez-moi l’expression, une pute en puissance; et où tous les hommes qui regardent une femme dévoilée sont des violeurs potentiels, et où la loi autorise l’amputation de la main d’un voleur, ou encore la lapidation de la femme adultère. En taxant Caroline Fourest d’islamophobie, ils s’assimilent à leurs ennemis jurés, les juifs intégristes qui taxent d’antisémitisme tout qui ose critiquer la politique d’Israël.

Le spectacle est aussi consternant parce que cette manifestation a été suscitée par un assistant de l’ULB. Que l’on me comprenne bien: M. Souhail Chichah a parfaitement le droit d’organiser une manifestation; même si je ne partage pas ses idées, il peut soutenir l’humoriste (?) français Dieudonné, le copain de l’historien (?) révisionniste Robert Faurisson, et il peut même préférer la charia à notre droit commun. Mais qu’il soit logique, alors: qu’il n’attende pas la décision des instances disciplinaires de l’Université Libre de Bruxelles, qu’il en démissionne. Comment peut-il, lui, collaborer à une institution dont les valeurs sont exactement inverses à celles qu’il défend? Si, cela, ce n’est pas de l’hypocrisie…?

Le débat sociétal  ne concerne pourtant pas l’ULB: une atteinte à la liberté d’expression, d’où qu’elle vienne, est une attaque contre la démocratie qui est en place dans notre pays depuis sa création. Car, pour le reste, l’université bruxelloise a été sérieusement secouée dans les commentaires faits autour des incidents de mardi. Certains n’ont pas manqué de rappeler l’interdiction de s’exprimer faite il y a quelques mois à Tariq Ramadan, de s’exprimer en ses murs. D’autres ont rappelé l’opération montée par Anne Morelli, ancienne enseignante à l’ULB, en mai dernier, pour aller entarter Mgr Léonard, en débat à l’UCL avec un prof non-croyant de l’Université Catholique de Louvain. Et un internaute de poser sérieusement la question: le dialogue avorté mardi à l’ULB n’aurait-elle pu avoir lieu à l’UCL? Je me garderai bien de répondre à la question. Mais l’indignation ne doit pas être univoque, sans quoi, là aussi, l’hypocrisie n’est pas loin.

Lénine, reviens, ils sont devenus fous!

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Effarante, l’histoire contée, hier matin, par Alain Gerlache, sur “La Première”: un couple de jeunes touristes britanniques a été arrêté, contait-il, dès son arrivée en Californie, et, après avoir été incacérés, le jeune homme et la jeune femme ont été réexpédiés “manu militari”‘ vers le Royaume-Uni.

Leur crime? Avant de partir, ils avaient “twitté”. Et le jeune homme avait indiqué qu’il allait “destroy California“. Entendez, dans son langage, “mettre le feu” à la Californie. Il était loi d’imaginer qu’au pays de l’oncle Sam, les flics prennent ce genre de déclaration au pied de la lettre. Et là, les limiers états-uniens étaient allés plus loin, puisqu’ils avaient épluché le compte Twitter de ce dangereux terroriste. Et ils avaient repéré, dixit Alain Gerlache, un autre de ses messages, trois semaines avant le voyage, où il annonçait rien moins que son intention d’aller… déterrer Marylin Monroe. D’où l’inspection de ses bagages, pour voir s’il avait amené une pelle?

Notre confrère a pris soin de préciser qu’il fallait vérifier si cette histoire était rigoureusement exacte. Mais il a tout de même noté que la BBC, dont on connaît la réputation de sérieux, l’a reprise sur son site Web. Et que l’association britannique des agences de voyage en a tiré un avertissement, à l’intention de tous les touristes qui comptent se rendre aux USA, pour les inviter à la plus grande prudence.

Cet avertissement ne me concerne pas: je n’ai nullement l’intention de me rendre dans un pays où, à l’arrivée, on doit déclarer si on a l’intention de flinguer le chef de l’Etat. Et, où, surtout, on prend très au sérieux une réponse affirmative à cette question du plus haut stupide!

 

 

Un expert qui pagaie dans le sens du courant

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Le rapport de l’expert Laplace Conseil, qui condamne la phase à chaud de la sidérurgie liégeoise, est tombé comme un coup de massue ce week-end. Ainsi donc, à l’en croire, les hauts-fourneaux d’Ougrée et de Seraing devraient définitivement disparaître, au risque de déstabiliser toute la phase à froid, dont l’approvisionnement est périodiquement perturbé depuis que les outils du chaud liégeois sont à l’arrêt.

Bien sûr, il y a longtemps déjà que la rentabilité de la sidérurgie continentale est mise en cause. Le patron d’Arcelor, Guy Dollé, avait ainsi condamné la phase à chaud liégeoise en 2003, et la mise sous cocon du haut-fourneau n°6 avait pavé la voie à une cessation d’activité définitive dans le secteur. Et puis, Lakshmi Mittal a réussi son OPA sur Arcelor, pour créer le plus grand groupe sidérurgique mondial. Et tout est redevenu possible, puisque le haut-fourneau n°6 a même été rallumé.

À cette époque, déjà interrogé, le bureau Laplace Conseil estimait qu’un… nouvel avenir était possible pour la phase à chaud liégeoise. C’était il y a un peu plus de deux ans. Aujourd’hui, le même expert déclare exactement le contraire.

Certes, on connaît l’adage: seuls, les imbéciles ne changent jamais d’avis (c’est d’ailleurs ce que j’ai toujours pensé! ;) ). Mais j’ai quand même été assez stupéfait, ce matin, d’entendre Marcel Genet, l’expert en question, déclarer sur “La Première”, que la cause première du déclin de la sidérurgie à chaud liégeoise était la “guerre” liégeo-liégeoise, entre “communes“, “syndicats“, et la direction du groupe. Sans doute ne venons-nous pas de la même planète, car, pour ma part, ne suivant le dossier sidérurgique que depuis une vingtaine d’années, j’avais toujours eu le sentiment que la concertation sociale s’y déroulait de manière assez classique (la négociation entre Guy Dollé et les syndicats, au siège d’Arcelor à Luxembourg, portant pourtant sur l’arrêt de la phase à chaud, avait été un modèle du genre), mais que Lakshmi Mittal, depuis lors, a radicalement modifié la donne. Les Liégeois ne sont d’ailleurs pas les seuls à en faire les frais; on suppose que M. Genet a entendu parler des fermetures réalisées ou déjà programmées dans le bassin lorrain…

L’expert ne remet en tout cas pas en cause l’attitude de M. Mittal “qui a constaté que la phase à chaud liégeoise n’était plus rentable“. Il ne pose au passage pas la question de savoir quels investissements seraient nécessaires pour la rentabiliser. Mais il conclut en appelant à une grande “conférence de la paix” liégeo-liégeoise, rassemblant communes, syndicats, et direction principautaire du groupe, seule susceptible, selon lui, de sauver la phase à froid dans la région.

Ce qu’il faut bien constater, ici, c’est que Laplace Conseil abonde à chaque fois dans le sens du géant de la sidérurgie: pour conforter l’avenir de la phase à chaud de Liège quand Lakshmi Mittal la rallume, fût-ce pour quelques semaines; pour la condamner aujourd’hui, parce que Lakshmi Mittal la juge irrémédiablement déficitaire. Comme le disent les Africains dans leur grande sagesse, celui qui pagaie dans le sens du courant fait rire les crocodiles. Le devenir de la phase à chaud de Liège, dont je n’oserais affirmer qu’il peut être rentable (qui serais-je pour le dire?) méritait sans aucun doute un examen plus fin…

Le tout et son contraire

Un petit complément ce midi, au JT de la RTBF, où Marcel Genet met bien en cause Lakshmi Mittal pour la manière “inacceptable” dont il planifie l’avenir du site sidérurgique liégeois, mais redit que, pour lui, la phase à chaud est condamnée, et la phase à froid en grand péril, sauf, pour les Liégeois à “mieux s’organiser” pour faire face aux nuages qui s’accumulent sur l’aval sidérurgique. Ce qui confirme sa dénonciation de la “guerre liégeo-liégeoise”, à l’origine, selon lui, de bien des déboires. Seul “petit” souci, interpellé, cette fois (enfin) sur l’avis contraire remis par sa société, en 2009, Marcel Genet souligne que, dans ce document, Laplace Conseil indiquait l’urgence de réaliser des investissements, énergétiques notamment, pour rendre sa compétitivité à la sidérurgie liégeoise. Deux ans plus tard, les investissements n’ont pas été réalisés, constate-t-il, et l’effort est désormais hors de prix. CQFD? Faut-il encore savoir à qui incombaient ces investissements, et qui d’autre que le groupe ArcelorMittal aurait-il dû y procéder? Tout en mettant en cause les syndicats, Marcel Genet démontre en fait que c’est bien le groupe sidérurgique qui a délibérément choisi d’enterrer la phase à chaud de Liège. Cela, les syndicats le disent depuis des semaines. Et on ne les a pas grassement rémunérés (195000 euros?) pour ce faire…

Près de cent journalistes turcs emprisonnés!

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Les autorités judiciaires turques ont à nouveau ciblé la presse, le 20 décembre: quarante-neuf  journalistes et travailleurs des médias turcs supplémentaires ont été arrêtés au cours d’une vase opération policière, et conduits derrière les barreaux sous l’accusation fausse et classique d’adhésion à une organisation terroriste, ou encore de propagande pour des organisations terroristes. Sept d’entre eux, dont un photographe travaillant pour l’AFP, ont été libérés le 23, après avoir été interrogés par le procureur, et six autres ont retrouvé la liberté le 24 décembre, après avoir fait une déclaration devant un tribunal. Au total, ils sont  donc trente-six, dont vingt-neuf journalistes à être restés sous les barreaux: la Justice (mais ce terme est-t-il encore correct?) turque les accuse d’avoir soutenu les activités du KCK, l’Union Civique du Kurdistan.

Avec les soixante-six journalistes déjà emprisonnés, pour lesquels une mission internationale s’était rendue dans le pays, il y a moins d’un mois, c’est donc au total nonante cinq  journalistes qui sont détenus en Turquie. De en quoi faire, selon les mots du président de la Fédération Européenne des Journalistes, Arne König, «un des pays les plus dangereux au monde pour les journalistes»!

Ce lundi, lendemain de Noël, à Istanbul, le procès de dix journalistes du site Web Odatv a d’ailleurs repris. La première audience de ce procès, le 22 novembre, avait vu les avocats de la défense réclamer le dessaisissement du président du tribunal, au motif qu’il avait précédemment assigné l’un des prévenus, Bariş Terkoǧlu (celui-là même que l’Association Générale des Journalistes Professionnels de Belgique a décidé d’«adopter») au motif qu’il avait diffusé sur le site des photos le montrant attablé, dans un lieu public, avec des membres du parquet et des policiers. Le procès avait donc été reporté, et finalement, contrairement à ce que l’on avait redouté, ce président a été remplacé. Avec pour conséquence que les débats ont dû reprendre de zéro. Mais au moins le principe d’une Justice (en principe) impartiale aura-t-il finalement été sauvé in extremis. Toute la journée d’hier, en tout cas, n’a pas suffi pour épuiser les débats: l’audience reprendra ce mardi 27 décembre…

Tout cela se passe dans une indifférence quasi générale: depuis la fin de la dictature militaire, beaucoup d’observateurs étrangers ont l’impression que la démocratie a retrouvé ses droits en Turquie. Les réactions qu’y provoque, dans les milieux officiels, le vote par le Parlement français d’une loi réprimant la négociation du génocide arménien montre pourtant bien que tout n’y est pas comme ailleurs. Les emprisonnements de journalistes jettent une lumière crue sur le pays. Comment les expliquer? Sans aucun doute par la volonté de l’AKP au pouvoir, qui dispose d’une très large majorité, mais à qui il manque quelques sièges au Parlement pour disposer de l’indispensable majorité de deux-tiers, de modifier la constitution. Faire taire les journalistes est donc impératif, car un journalisme critique peut faire obstacle à cette volonté…

Encore un avocat flamand sensible aux sirènes du flamingantisme!

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Il y avait déjà eu le célèbre avocat flamand Vic Van Aelst, ex-futur candidat de la N-VA aux élections communales, trop occupé maintenant par sa récente paternité de l’enfant né de sa nouvelle jeune conjointe, et qui s’était répandu en commentaires amènes sur l’inutilité pour les jeunes Flamands d’apprendre plus avant le français, ou encore qui s’était déclaré plus prompt à la solidarité avec les Turcs qu’avec les Wallons. Sans préciser d’ailleurs de quels Turcs il parlait: de ceux qui sont en prison pour défendre la liberté d’expression et la liberté de la presse, ou de ceux qui les y enferment pour les mêmes motifs. Et puis, depuis la semaine dernière, il y a le non moins renommé plaideur Jef Vermassen.

L’homme, on le sait, est obsédé par les médias. Et les médias le lui rendent bien, parce qu’il est un bon «client». Le juriste, qui s’est notamment investi, sous l’oeil complaisant d’une caméra, pour la Fondation Damien, allant jusqu’à se rendre sur la tombe du saint flamand, sur l’île de Molokai, est aussi un criminologue averti. Et son volumineux ouvrage sur «Les criminels et leurs mobiles», qui aurait peut-être pu être réduit d’un tiers en volume, fait d’autant plus autorité, en Flandre, qu’à chaque procès où il intervient, Jef Vermassen ne se fait pas faute de le citer, avec le talent et l’habileté que chacun lui reconnaît.

C’est donc tout naturellement qu’une chaîne néerlandaise lui a demandé, la semaine dernière, de commenter la fusillade de Liège. Et Jef Vermassen, sans avoir pu, et pour cause, connaître le détail du dossier de Nordine Amrani à ce moment-là, y a trouvé une explication très simples: les détenus bénéficient beaucoup plus facilement d’une libération conditionnelle en Wallonie qu’en Flandre, a-t-il posé. Une analyse reprise, le lendemain, con amore, par la plupart des quotidiens flamands, toujours à l’écoute de ce que peut raconter le cher maître.

Le problème, c’est… qu’aucune statistique ne vient confirmer l’affirmation de Jef Vermassen. Un peu penaud, il a dû en convenir, ce dimanche, sur le plateau de la RTBF, face à des juristes aussi redoutables que lui, qu’il s’agisse du procureur général de Liège, Cédric Visart de Bocarmé, ou de la présidente de la cour d’assises de Bruxelles, Karin Gérard. «Mais c’est le sentiment qui règne en Flandre», a-t-il lancé, pour s’en tirer par une pirouette, comme tout avocat éprouvé sait le faire.

Ben tiens, si l’opinion publique du nord du pays est convaincu que le laxisme est la règle en Wallonie, c’est sans doute qu’on lui martèle régulièrement le message. Et l’affirmation de Jef Vermassen à la télé hollandaise ne contribuera pas peu à renforcer ce sentiment. Faut-il simplement en conclure que, comme d’autres plaideurs, le ténor du Barreau flamand ferait parfois mieux de tourner sept fois sa langue dans sa bouche, avant de s’exprimer? Ou bien doit-on s’attendre à le voir rallier, à son tour, le panache jaune et noir de la N-VA? Si tel n’est pas le cas, de toute manière, Jef Vermassen a bien servi la soupe, la semaine dernière, à Bart De Wever et aux siens!

Sans un statut social fort des journalistes, c’est la qualité de l’info qui est en danger!

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Nous l’avons déjà signalé, mais de manière incise, dans un billet précédent, très lu, sur l’éthique journalistique. Mais il n’est pas inutile de revenir sur le sujet, car il est grave: le statut social des journalistes est à nouveau menacé en Belgique, et, on ne le dira jamais assez, sans des conditions de travail décentes des journalistes, il ne peut être question ni de qualité de l’information, ni de prise en compte sérieuse de la déontologie journalistique.

Ce n’est rien moins qu’un bain de sang social qui s’annonce dans la presse en Belgique. Jugez plutôt: à l’agence Belgale licenciement brutal de 9 membres du personnel (dont 5 journalistes) a été annoncé cette semaine. Les motifs invoqués sont classiques: ils évoquent “la mutation“, “irréversible” et “résolument moderne” (sic) à laquelle l’Agence doit faire face. Le discours n’abusera personnne: il s’agit, une nouvelle fois, de compression des coûts, au détriment du personnel. Et on peut déjà en prévoir la conséquence: une défaillance encore plus grande de l’Agence dans sa couverture de l’actualité, spécialement dans le sud du pays. Étant donné le rôle central de l’agence Belga dans la diffusion de l’information, c’est toute la presse belge, en fait, qui va en être affectée. Et ce dans un contexte où les grands agences de presse nationales ou internationales, comme l’AFP par exemple, confrontées à l’explosion du Web, se préoccupent de plus en plus d’immédiateté et de moins en moins de qualité de l’information. Le personnel de Belga a réagi avec le vote, à l’unanimité, d’une motion de défiance vis-à-vis de la direction de l’information de l’Agence ainsi que le dépôt d’un préavis de grève à titre conservatoire. Le personnel exige en tout cas le respect des droits des collègues licenciés ainsi qu’une concertation sur le fonctionnement de la rédaction.
Chez Sudpresse, 35 personnes devraient quitter le groupe, sans qu’on sache à l’heure présente combien de journalistes sont concerné(e)s. Mais il y en aura nécessairement: l’évolution des métiers, dans la presse écrite, fait que la rédaction est devenue le service numériquement principal. Il sera donc nécessairement amputé. Là, les motifs invoqués sont économiques : augmentation des coûts, baisse des recettes, détérioration de la rentabilité alors que l’entreprise doit investir dans de “nouveaux outils“: entendez sans doute, le multimédia, la nouvelle vache sacrée des patrons de presse. Par parenthèses, Sudpresse fait partie du groupe Rossel, qui, soucieux d’économies chez nous, a trouvé les fonds nécessaires pour racheter des quotidiens français du groupe Hersant, de l’autre côté du Quiévrain. Où donc est l’erreur???

En Flandre, ce n’est pas plus rose: plus d’une centaine d’emplois sont menacés.  2 à TV Limburg, 8 à TV Oost, 12 à Rob-tv, 4 à Focus-WTV, 20 (dont 15 journalistes) à VT4, 28 à VTM, 3 ou 4 chez Think Media (éditeur e.a. de P-magazine), et 25 chez Concentra (Gazet van AntwerpenHet Belang van Limburg). Sanoma a annoncé la suppression des magazines Goedele et Glam*It, ” l’optimalisation” (et quand il s’agit d’annoncer des mesures socialement ravageuses, le langage patronal se fait toujours très imagé!!!!) de Vitaya et le regroupement en une seule rédaction nationale de Feeling et de Gael. 17 collaborateurs sont ici concernés, francophones et néerlandophones.

Et comme si tout cela ne suffisait pas, voici maintenant que c’est la pension complémentaire des journalistes qui est menacée par le projet de réforme à la hussarde, introduit par le très libéral ministre responsable, Vincent Van Quickenborne (Open VLD) qui, dans sa frénésie réformatrice, n’a peut-être pas pris le temps de bien étudier le dossier.

Pour les journalistes salarié(e)s, cela représente une perte de quelque 33% en fin de carrière. Mais le plus incroyable est que la suppression de la pension complémentaire, voulue par Vincent Van Quickenborne, ne fera réaliser… aucune économie à notre système de pensions.

Les pensions des journalistes professionnel(le)s, en effet:

• ne sont en aucun cas concernées par un “allongement des carrières” : les carrières des journalistes professionnels ont toujours été calculées sur 45 ans. Elles sont donc déjà alignées sur le régime général.

• sont financées par le secteur même et par les intéressés : des cotisations sociales supplémentaires et obligatoires (à l’Office des pensions) financent un complément de pension, équivalent en cas de carrière complète à un supplément de 33 %. Ces cotisations s’élèvent à 2 % du salaire brut du journaliste à charge de l’employeur, et à 1 % à charge du journaliste professionnel, tout au long de sa carrière.

L’Etat fédéral ne finance donc pas ce complément de pension. Il n’y aura pas d’économie budgétaire découlant de cette mesure !

La seule subvention est historique et provient actuellement des Communautés (depuis 1989, lorsque les aides à la presse ont été communautarisées). La Communauté flamande verse chaque année 54.000 €, la Communauté française 44.000 €. Ces montants ont été prévus depuis l’origine du système pour financer les premières pensions (parties de carrières avant l’obligation de cotiser en 1971) et font partie de l’aide à la presse.

Par surcroît, il y a actuellement bien plus de cotisants dans le système que de bénéficiaires : le nombre de journalistes professionnels admis au titre a doublé ces 20 dernières années, et les journalistes cotisent dès leur premier contrat de travail.

Supprimer la pension des journalistes professionnels dès 2012, même en garantissant les droits constitués à cette date, aura pour seul effet de permettre aux entreprises de presse d’économiser des cotisations sociales. Mais les grands perdants seront les journalistes eux-mêmes, alors que toutes les autres mesures tendent à renforcer le premier pilier, et qu’un très grand nombre d’entre eux ne bénéficie pas d’assurance groupe.

Il n’y a ici aucun privilège en jeu. Au contraire, si tous les secteurs cotisaient davantage à l’Office National des Pensions, il y aurait sans doute là une voie de sauvegarde des pensions légales.

Toutes ces informations sont disponibles en ligne sur le site de l’AJP-AGJPB  (www.ajp.be) qui ferraille pour faire rapporter cette mesure. Les journalistes ont intérêt à s’associer à ce combat, par exemple en alertant les députés et sénateurs qu’ils/elles connaissent. Se battre pour ses droits, c’est aussi se battre pour la qualité de l’information!

Attentat contre Charlie Hebdo: la liberté de la presse menacée

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Difficile, ce matin, de ne pas exprimer mon indignation, mais aussi mon inquiétude, après l’attentat qui a visé la rédaction de l’hebdomadaire satirique français “Charlie Hebdo”, à Paris, comme par hasard le jour même de la diffusion de son numéro consacré au retour de la charia en Tunisie et en Afrique du nord.

Le sujet est grave: le printemps arabe sera-t-il suivi d’un hiver démocratique? Les peuples tunisien et libyen ne se sont-ils débarrassés de leurs gouvernements dictatoriaux que pour enregistrer un recul social et sociétal marqué?

L’instauration de la charia en Libye, qui réduit les droits des femmes et supprime le divorce, n’a pas de quoi rassurer les tenants de la liberté, et exprimer ce point de vue n’est sûrement pas donner une opinion anti-musulmane. Car l’application littérale de la loi islamique, dans nombre de pays musulmans, se montre dans les faits bien peu respectueuse des droits fondamentaux.

Parmi ces droits fondamentaux, la liberté d’expression et la liberté de la presse constituent par essence l’indice de la démocratie dans un pays. En s’en prenant à “Charlie Hebdo”, les auteurs de l’attentat de la nuit dernière visent clairement la liberté de la presse. À ce titre, on ne pourra jamais suffisamment les dénoncer et les combattre.

Hommage à un témoin de l’horreur et un passeur de mémoire

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Les hommages à Paul Brusson ont été nombreux cette semaine: disparu à l’âge de 90 ans, cet infatigable passeur de mémoire méritait à coup sûr qu’on le salue, en cet ultime moment. J’ai évoqué son décès dans les colonnes du journal qui m’emploie et qui…. (air connu). Mais je ne peux m’empêcher de le faire, à titre personnel, sur ce blog. Pour témoigner, modestement, de  l’admiration que je portais à cet homme qui avait connu l’enfer concentrationnaire, mais qui en était sorti avec un engagement renforcé en faveur des droits de l’homme et de la dignité humaine.

Il n’avait certes pas la notoriété de Primo Levi, de Jorge Semprun, ou, chez nous d’Arthur Haulot, eux aussi témoins de la barbarie des camps de concentration. Mais, surtout depuis sa retraite de son poste de commissaire en chef de la police liégeoise, et sa participation active au remarquable projet des “Territoires de la Mémoire”, il  était devenu une figure imposante dans toute la région liégeoise. Et nombre des jeunes policiers, ou des jeunes lycéens, qu’il a emmenés en son temps à Mauthausen, son lieu de détention, se seront sans doute rappelés avec émotion ce périple, à l’annonce de son décès.

Paul Brusson avait la grâce de s’exprimer sans apparaître en donneur de leçon. Il témoignait de l’inhumanité, qu’il avait connue. Il l’illustrait notamment par l’arbitraire des SS devant lesquels les détenus devaient se découvrir (“Mütze ab!”) ni trop tôt, ni trop tard. Mais sans qu’on leur dise quelle était la distance à laquelle ils devaient ainsi s’exécuter: la punition dépendait donc de l’humeur du gardien. Elle pouvait se révéler mortelle pour le détenu sanctionné.

Mais Paul Brusson disait aussi l’humanité qu’il avait rencontrée derrière ces sinistres murailles de pierre. “Papa Gruber”, ce prêtre autrichien martyrisé le Vendredi saint de 1944, revenait souvent dans sa conversation:  l’homme l’avait tellement marqué que Paul Brusson, l’agnostique, avait même écrit, en son temps, à l’évêque de Liège, Albert Houssiau, pour l’inviter à lancer une procédure en béatification que l’évêché de Linz a par la suite lancée. Mais il y avait aussi les républicains espagnols: ils avaient accueilli au camp annexe de Gusen le jeune homme qui, quelques années auparavant, avait, en sa qualité de membre des Jeunes Gardes Socialistes, participé à l’accueil de leurs enfants en banlieue liégeoise. Il y avait même ce SS qui, un jour, l’avait exempté d’une corvée épuisante, parce qu’il avait reconnu en lui l’adversaire qui, deux ou trois jours auparavant, avait inscrit deux buts dans l’équipe de football de détenus qui affrontait la sienne. Parce que les gardiens, le dimanche, se distrayaient parfois, le dimanche, en organisant un match contre des détenus, promis parfois à la mort dans la semaine qui suivait…. Et à propos de sport, il décrivait aussi sa surprise quand,  découvrant un jour un bout de papier, il  avait lu son nom de famille  sur ce lambeau de “Legia” (le journal collaborationniste qui avait usurpé, à Liège, de la place de la “Meuse”), et appris ainsi que son jeune frère avait terminé deuxième d’un cross-country. Une fenêtre sur le monde extérieur s’était entrouverte au milieu de son immense misère…

Toutes ces anecdotes, Paul Brusson les a contées souvent. Il rappelait aussi la chance qu’il avait eue de sortir vivant de cet enfer, où il avait vu disparaître notamment Marcel Cools, le père de feu André Cools. Ou deux de ses anciens professeurs, dont, disait-il, il avait instinctivement compris dès leur arrivée à Mauthausen, quand ils avaient dû complètement se dévêtir pour endosser leur uniforme de détenus, qu’ils ne pourraient s’adapter à cet univers inimaginable pour tous ceux qui y pénétraient.

J’ai eu le privilège, un jour, de retrouver Paul Brusson et ses anciens camarades de détention à Mauthausen, un 7 mai, jour anniversaire de la libération tant attendue du camp et de ses camps annexes. La fraternité qui présidait à leurs retrouvailles était palpable. Le paradoxe n’en était pas absent: le seul langage réellement commun à tous ces hommes, venus de Belgique, de France, d’Espagne, d’Italie, des Pays-Bas, mais aussi de Hongrie, de Yougoslavie, de République tchèque ou de Pologne, était… l’allemand, la langue de leurs bourreaux, devenue outil de communication.

Ce qui m’avait également frappé, lors de cette visite, c’était la notoriété de Paul Brusson dans la bourgade de Mauthausen, dont il connaissait les moindres recoins. Et le respect qui l’y entourait. La grande victoire de Paul Brusson et de ses compagnons sur le  nazisme, était peut-être essentiellement là. Dans l’engagement, aussi, de jeunes et de désormais moins jeunes Autrichiens dans la lutte pour la mémoire de ce qui s’est passé sur place. Car l’Autriche a eu plus de mal que l’Allemagne à composer avec le passé nazi: à la fois victime et complice de ce régime criminel, elle s’est longtemps réfugiée dans la première posture, pour éviter d’avoir à assumer.

Ce sont ces activistes autrichiens de la mémoire qui ont réalisé le site Web du camp de Mauthausen. Il donne à Paul Brusson, et à ses compagnons d’infortune, l’occasion de raconter éternellement ce que fut leur expérience, et de dire ce qu’a été l’enfer concentrationnaire. Il ne tient qu’à vous de le réentendre:

http://www.mauthausen-memorial.at/db/admin/de/showvideodetail128.php?cbereich=3&cthema=342&cvideo=29&fromlist=1

Le message est passé

Petit complément après l’au revoir à Paul Brusson, ce mercredi matin, au crematorium de Robermont. Une foule impressionnante, parmi laquelle le président de la Chambre, André Flahaut, était là pour le saluer, conduite par un représentant du roi; par le gouverneur de la province, Michel Foret, et son prédécesseur, Paul Bolland; et par le bourgmestre de Liège, Willy Demeyer.

Pas sûr que Paul Brusson se serait reconnu dans tous les discours: comme toujours, il y en a eu des compassés, et certaines évocations du jeune résistant qui, même dans les camps de concentration, n’a jamais douté, étaient sans doute fort éloignées de ce vécu tragique. Peu importe. Car dans les interventions de Willy Demeyer; de Michel Foret; de Christian Beaupère, qui a succédé à Paul Brusson au poste de commissaire en chef à Liège, on a retrouvé l’homme. Et il est sans doute le mieux apparu – mais cette impression est toute subjective, bien sûr – à travers les prises de parole de la présidente des “Territoires de la Mémoire”, Dominique Dauby, et de la présidente des orphelins de Mauthausen, Christiane Hachez, amenée, avec d’autres, sur les lieux où leurs pères avaient subi le martyre, par Paul Brusson dès 1948.

Surtout, dans la foule, il y avait des personnes de tous âges. J’y veux voir la preuve que le message de Paul Brusson est bel et bien passé…

Petits arrangements entre camarades

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Il devait donc bien faire peur à la Fédération liégeoise du PS, pour qu’on ne se contente pas de lui proposer un mandat bien rémunéré au sein d’une intercommunale liégeoise, en échange de sa non-participation aux prochaines élections communales à Ans: ellle a donc sorti en cette fin de semaine un lapin de son chapeau, et proposé à Michel Daerden, qui s’est empressé de l’accepter, la tête de liste du PS aux élections communales de l’an prochain à… Saint-Nicolas.

Willy Demeyer, le président de la Fédération, et son exécutif, ont ainsi fait d’une pierre deux coups: puisque le mayeur élu en 2006, Patrick Avril, est inéligible jusqu’en 2014, pour avoir pris certaines libertés avec les règles en vigueur, ils ont évité que la majorité socialiste de Saint-Nicolas s’effrite, ou que le mayorat ne revienne à n’importe qui: le dernier bourgmestre en titre, l’ancien chauffeur de… Michel Daerden, n’a pas tenu longtemps à ce poste, “flingué”, comme il se doit, par ses petits camarades. Et ils se sont assurés que le ministre démissionnaire des Pensions ne viendrait pas tailler des croupières à celui qui l’a éjecté du fauteuil mayoral à Ans, Stéphane Moreau, le très social patron de la nébuleuse Tecteo.

Un petit détail, peut-être: il faudra que d’ici à l’an prochain, Michel Daerden déménage et aille vivre à Saint-Nicolas. On l’imagine plutôt y prendre un domicile, et continuer à vivre au même endroit. Ce ne serait pas le premier à le faire. Il y a des précédents célèbres, à Verviers par exemple, ou encore à Liège, s’agissant d’un vice-Premier, conseiller d’opposition…

Autre détail: il faudrait que d’ici à un an, “Papa” s’imprègne des dossiers communaux de Saint-Nicolas. Certes, quand il était aux Travaux à la Région wallonne, il a dû en voir passer certains. Mais depuis qu’il est aux Pensions, il a pris de la distance. Et on a beau le savoir omniscient, cela ne rassure guère pour les habitants de la commune voisine d’Ans…

La leçon à tirer de tout ceci est que la Fédération liégeoise du PS fait preuve d’un mépris assez consternant pour la démocratie, et favorise surtout les petits arrangements entre camarades. C’est précisément ce genre de tripotages qui donne une image aussi négative de la Wallonie, et nourrit en partie le courant séparatiste en Flandre. La deuxième leçon est que Michel Daerden, toute honte bue, est prêt à tout pour prolonger une carrière politique dont la courbe s’est faite de plus en plus descendante ces dernières années: son comportement, lui aussi, a fait beaucoup de tort à l’image de la Wallonie, en Flandre notamment. Reste peut-être une voie de salut? Les électeurs de Saint-Nicolas peuvent toujours jouer… aux Pères fouettards!

L’information libre menacée en France

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Il devient de plus en plus difficile, voire dangereux, pour des journalistes de tenter de fournir une information libre sur le problème israélo-palestinien. Même dans nos pays démocratiques, où la liberté de la presse est, selon la formule célèbre de la Cour Européenne des Droits de l’Homme, la pierre angulaire de la démocratie.Charles Enderlin, un des meilleurs spécialistes du Proche-Orient, journaliste de France 2 en Israël, en fait l’amère expérience depuis des années: le reportage qu’il a consacré à la mort, à Bethléem, d’un enfant palestinien lui vaut toujours des actions en justice, qu’il conclut victorieusement, soit dit au passage.

C’est l’émission “Un œil sur la planète” qui a consacré deux heures de reportages le lundi 3 octobre à la question: “Un Etat palestinien est-il possible?”, qui vaut aujourd’hui aux journalistes de France 2 une vague de courriers haineux, tandis que  le Conseil représentatif des institutions juives de France et l’ambassade d’Israël demandent à être reçus par le président de France Télévisions. Rien que ça!

Nos confrères ont-ils donc commis une faute déontologique grave? Leurs reportages étaient-ils entachés d’erreurs? Que nenni! Leur crime est simplement d’avoir osé poser la question qui, implicitement, pose celle de la politique israélienne dans le secteur.

Les syndicats de journalistes français n’ont pas tardé à exprimer leur solidarité avec les consoeurs et confrères ainsi menacés.

Communiqués hystériques, flot de courriers électroniques souvent insultants, menaces physiques contre le présentateur de la soirée : tout est bon pour tenter d’intimider les journalistes de France 2“, note le Syndicat National des Journalistes (SNJ). “Tout, sauf des arguments rationnels. Aucun de ces textes – y compris une contre-émission sur le site de l’ambassade d’Israël – n’a réussi à démontrer la moindre erreur factuelle qu’auraient commise les journalistes d’”Un œil sur la planète“ajoute une pétition en ligne (http://www.snj.fr/spip.php?article4131) par laquelle les journalistes du  SNJ  affirment leur “solidarité avec (les) confrères attaqués et (disent) “assez” ! Comme si le harcèlement contre Charles Enderlin n’avait pas suffi. (…) Il ne revient pas à une ambassade ni à un organisme communautaire – quels qu’ils soient – de dicter aux journalistes français ce qu’ils doivent et ne doivent pas écrire ou dire”.

La Fédération Européenne des Journalistes, dont le SNJ est membre, a apporté son entier soutien à cette pétition. Dans un communiqué (http://europe.ifj.org/fr/articles/france-la-fej-sinquiete-de-menaces-contre-des-journalistes-suite-a-reportage-sur-la-palestine), elle “s’émeut en particulier d’un message contenant les menaces suivantes : Je connais les coupables et leurs donneurs d’ordres. Ils payeront le prix de leur infamie.” et “rappelle que les journalistes ne sont pas à l’abri de critiques constructives si celles-ci sont fondées sur des faits avérés“. Mais, dans les reportages envisagés, “aucune erreur factuelle n’a pu être relevée jusqu’à présent”.

« Nous ne faisons pas de politique mais du journalisme », commente la secrétaire générale de la Fédération Internationale des Journalistes, dont fait partie la FEJ, « et il ne revient à aucun organisme communautaire ou aucune ambassade de dicter ou de rectifier un sujet du service public audiovisuel français parce qu’il a eu l’heur de leur déplaire ».

Le message est clair. Reste à le faire bien entendre!

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