KABILA REVOQUE LES OFFICIERS MUTINS DU M23 MAIS IL EPARGNE AMISI TANGO FOUR

Reblogué depuis Démocratie Chrétienne, D.C.:

Cliquer pour accéder à l'original

AMISI TANGO FOUR, CHEF D'ETAT MAJOR DES FORCES TERRESTRES SUSPENDUS APRES AVOIR ETE ACCUSE PAR UN GROUPE DES EXPERTS DE L ONU SUR LE COMMERCES D ARMES EN RDC D AVOIR ARME LES MUTINS DU M23 Joseph Kabila révoque 15 officiers des FARDC, dont Bosco Ntaganda

Publié le jeudi 4 avril 2013 16:35 Écrit par Angelo Mobateli Affichages : 176 …

Lire la suite… 705 mots de plus

La paix en RDC semble décidément encore très lointaine

Van Damme retrouve son Mémorial: on avait mal compris!


Qui aurait donc pu imaginer la puissance diabolique de ce blog? Son effet semble en tout cas au moins aussi puissant que celui du célébrissime "Par Horus, demeure!": il a en tout cas paralysé les initiateurs du débaptême du Mémorial Van Damme en "Belgacom Memorial".

Mais en fait, c’est nous qui étions stupides! Jamais, ô grand jamais, les organisateurs n’avaient voulu supprimer la référence au médaillé d’argent des Jeux Olympiques de Montréal! Ils l’ont dit et répété aujourd’hui.

"La dernière chose que nous souhaitions, en tant qu’organisateurs du meeting, était que les gens pensent que nous souhaitions supprimer l’hommage rendu à Ivo. J’avais seize Imageans lorsqu’Ivo est décédé et je courais sur les mêmes distances que lui. C’était mon idole absolue. Mon monde s’est écroulé lorsque j’ai appris son décès. Il demeure pour toujours mon héros", a insisté le directeur du Mémorial, Bob Verbeeck. "J’ai lu que nous voulions enlever le nom d’Ivo. Or j’avais au contraire précisément l’intention de lui rendre hommage pour qu’il ne soit jamais oublié", a renchéri Wilfried Meert, le fondateur du Memorial.

Bon sang, mais c’est bien sûr, c’est encore ces stupides journalistes qui n’avaient rien compris! Et qui ont sans doute inventé la légende sur la confusion entre "Ivo" et "Jean-Claude" Van Damme! Quoi qu’il en soit, pour éviter toute confusion potentielle, les mots "in honour of Ivo Van Damme" seront ajoutés, ont dit les deux compères, au nom que le meeting porte, paraît-il, depuis 1993, le "Belgacom Memorial Van Damme".

Depuis 1993, vraiment? Etrange, jamais nous n’avions entendu nommer de la sorte le grand rendez-vous d’athlétisme de la fin août! Et s’il y a vingt ans que le Memorial porte ce nom, pourquoi diable, alors, avoir communiqué à ce sujet cette semaine?

La vérité, c’est qu’on nous reprend pour des imbéciles. Car c’est sans doute l’indignation des nombreux admirateurs qu’Ivo Van Damme garde en Belgique qui a imposé cette volte-face! Voilà qui est réconfortant: Sa Majesté le fric n’est pas invincible…

Secret de l’instruction et droit de savoir


Cédric Visart de Bocarmé, le procureur général de Liège, est mécontent. Il a ouvert une enquête pour violation du secret professionnel, afin de découvrir qui a informé la presse des perquisitions opérées, il y a quelques jours, chez le député-bourgmestre de Seraing, Alain Mathot, soupçonné de blanchiment d’argent.

Il y a quelque jours c’est à Mons que Claude Michaux, alter ego de Cédric Visart de Bocarmé, s’étranglait en découvrant que les médias étaient informés d’une perquisition en cours à l’Hôtel de ville de la Cité du Doudou. Et qui diligentait pareille enquête.

Les deux circonstances me permettent de me réjouir que la Belgique se soit dotée d’une loi exemplaire sur le secret des sources, au terme d’un combat de plus de dix ans mené au départ par les seuls journalistes professionnels. Sans quoi des confrères se seraient encore vu chercher des poux sur la tête.

Au moins, les choses sont ici claires: c’est en ses rangs que la Justice enquête, afin de voir s’il y a eu ou non violation du secret lié à l’instruction.

Cela posé, dans les deux cas d’espèce, on ne peut contester que le secret de l’instruction se heurte à un principe bien plus fondamental: celui du public à être informé. Car enfin, les personnes visées par ces perquisitions sont toutes deux candidates à l’élection législative du 13 juin prochain. Et il n’est pas indifférent pour les électeurs que nous sommes si ces personnes sont ou non droit dans leurs bottes.

Ah, bien sûr, les politiques vont une nouvelle fois s’émouvoir d’être ainsi montrés du doigt en pleine campagne électorale. Et sans doute le timing de ces perquisitions peut-il prêter matière à réflexion. Mais enfin, la Justice doit-elle tenir compte des échéances électorales multiples dans notre pays pour agir? Et si, d’aventure, ces perquisitions permettaient des inculpations, la procédure ne se compliquerait-elle pas de beaucoup, du fait de l’immunité parlementaire de certains prévenus potentiels?

Alors gardons raison. Le secret de l’instruction est une règle absolue, certes. Mais le droit à l’information est un droit consacré par la Déclaration universelle des droits de l’Homme. Quand deux normes entrent en conflit, n’est-il pas logique que la plus forte l’emporte?

Les États-Unis abattent la liberté de penser en plein vol


oliphantLe vote, discret, s’est déroulé dans une large discrétion: après le Sénat, la Chambre des députés belges a, après avoir soutenu la déclaration gouvernementale de l’équipe Leterme II,  approuvé un projet de loi, qui donne aux services de sécurité états-uniens le droit de vérifier les données personnelles des passagers aériens  qui voyagent à bord des appareils d’une compagnie belge.

Si besoin en était, ce vote justifie, ô combien, la campagne «Préserve ta vie privée» (www.preservetavieprivee.be) dont il a déjà été question sur ce blog. Non, il ne faut pas être paranoïaque pour imaginer que nos moindres faits et gestes sont consignés et peuvent être retenus contre nous, surtout si nous voulons voyager vers les États-Unis, voire même simplement traverser leur espace aérien: récemment, signale-t-on, un vol entre Paris et Mexico s’est vu interdire le survol des États-Unis, simplement parce qu’un activiste des droits de l’Homme se trouvait à bord de l’avion!

En matière de paranoïa, ce sont au contraire les États-Unis qui crèvent les plafonds. Et l’arrivée à la présidence de Barack Obama ne change manifestement rien! On peut certes comprendre le traumatisme des Américains qui, le 11 septembre 2001, ont subi, pour la première fois de leur Histoire moderne, une attaque directe contre leur territoire. L’horreur de cet attentat scandaleux reste aussi grande, huit ans plus tard. Mais entre-temps, Londres et Madrid ont été frappées. Pour rappel, l’Europe a été dévastée à deux reprises en un quart de siècle au XXeme siècle, et cela n’a pas empêché des responsables politiques visionnaires de jeter, quelques années après la fin de la Seconde guerre mondiale, les bases de l’Union Européenne. Et on ne parle pas des destructions subies par Santiago du Chili, un autre 11 septembre, de 1973…

Les États-Unis ont choisi de tenter de construire autour d’eux une forteresse qui ne sera pourtant jamais hermétique. Dans cette logique, ils foulent aux pieds les valeurs démocratiques dont il se sont fait longtemps les porte-drapeau. Le pire, c’est que leur exemple contagieux a contaminé notre vieille Europe. Avant de réclamer un changement d’attitude des États-Unis, c’est sûrement au projet de loi approuvé par nos sénateurs qu’il faut faire d’urgence obstacle. Au nom de notre vie privée, et de nos libertés fondamentales, dont celle de penser…

Une caricature de Justice


On se souvient de l’aphorisme de Clémenceau, pour qui «la Justice militaire (était) à la Justice, ce que la musique militaire est à la musique».

hw_clemenceau_01On aurait aujourd’hui presque envie de paraphraser le Tigre, en posant que «la Justice sportive est à la Justice ce que les chants des supporters sont au chant grégorien». Et ce n’est pas le traitement réservé par les instances de l’Union belge au dossier Witsel qui modifieront ma perception de la question.

Que le Standardman se soit rendu, dimanche dernier, coupable d’une faute évidente sur Marcin Wasilewski, est un fait avéré. Quoi qu’on en ait dit, le Soulier d’or, sur la phase, n’a absolument pas voulu jouer le ballon, et a voulu d’évidence faire sentir ses studs au rugueux défenseur polonais du Sporting d’Anderlecht. Qu’il n’ait pas eu l’intention de briser le tibia et le péroné de son adversaire paraît évident. Mais la faute n’en était pas moins très grave.

Le joueur devait donc comparaître devant le comité sportif de l’Union belge, censé, en l’occurrence, «dire le droit» pour prendre la sanction nécessaire. Dès mardi, la condamnation tombe, fort lourde. Le Standard se pourvoit en appel, et, ce vendredi, emballé, c’est pesé, la sanction a été réduite, et l’amende a même été divisée par dix. Et tout est donc bien qui finit bien.

Le comportement du comité sportif de l’Union belge relève une nouvelle fois de la prétendue «autonomie juridique des fédérations sportives», pourtant sérieusement éreintée par le fameux «arrêt Bosman», il y a une bonne quinzaine d’années déjà. Mais sans doute les bonzes qui dirigent la Fédération belge de football n’ont-ils pas encore intégré tous les attendus de cette décision, qui sanctionnait durement l’étroitesse de vue de leurs prédécesseurs.10122936-008

Si l’on examine le traitement du dossier d’Axel Witsel sous l’angle de la procédure juridique (qui s’apparente très fort à la très controversée «comparution immédiate» en vigueur chez nos voisins français), on ne peut qu’être effaré par la manière dont la première décision a été prise:

  • Witsel s’est retrouvé devant ses juges deux jours seulement après les faits, et alors qu’une polémique passionnelle faisait rage dans l’opinion publique à propos de ce fait de jeu (?).
  • Les membres du comité sportif n’ont tenu aucun compte de leur propre «jurisprudence», pour prononcer une sanction plus sévère que celle requise par le «procureur fédéral». On n’a pourtant pas manqué de remarquer que la suspension infligée à Witsel dépassait de très loin les quatre malheureuses semaines prises par Stijnen, le gardien brugeois, qui avait agressé un autre «Rouche», Igor De Camargo, lors de la dernière confrontation des deux clubs en championnat de Belgique, il y a quelques mois. Le gardien de l’équipe nationale était pourtant un récidiviste en la matière. Le hasard avait voulu, heureusement, que De Camargo ne soit pas blessé dans l’aventure. La circonstance aura joué le rôle de circonstance drôlement aggravante dans le chef d’Axel Witsel. À moins que la décision du comité sportif n’ait été prise sous l’empire de l’émotion?
  • Le délai de traitement en appel a été très court, puisque l’affaire a été tranchée ce vendredi. Alors que la polémique passionnelle n’est pas encore tout à fait retombée.
  • La sanction est réduite et l’amende considérablement diminuée: un peu comme si l’instance d’appel, après que l’émotion se soit exprimée, avait voulu donner dans la conciliation. Manière, sans doute, d’éviter un recours du Standard devant une juridiction ordinaire.

Witsel se contentera donc, sans doute, de la sanction qui lui est infligée. Mais la manière dont cette sanction a été déterminée ne rassurera pas. De nouveaux cas surgiront, sans doute, qui verront les procédures de l’URBSFA anéanties par les cours et tribunaux. Cela s’est produit déjà à de nombreuses reprises dans le passé. Ces rebuffades n’ont pourtant rien changé dans les pratiques de la Fédération. Il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre….

Sur le métier, remettez votre ouvrage…


La décision était attendue, mais il faut la mentionner: Xavier Gonay et l’AGJPB, l’assocation nationale des journalistes professionnels se sont pourvus en appel du jugement incroyable du tribunal correctionnel de Tongres, relatif à l’agression du cameraman par un Fouronnais flamand. Comme le disait un ami avocat, ce jugement confirme, si besoin en était, que la pseudo dépolitisation de la justice, effectuée dans la foulée de l’affaire Dutroux, n’empêche pas qu’on ait à faire à des juges ô combien politiques!
Mais les pressions sur un journalisme libre ne sont pas que judiciaires ou politiques: la firme Universal, qui s’est déjà rendue tristement célèbre avec ce contrat inique imposant des amendes pharamineuses aux journalistes qui ne respecteraient pas un embargo aux visées strictement commerciales, entend dicter à certains médias quel(le)s journalistes ils doivent leur déléguer pour interviewer l’une ou l’autre de leurs vedettes ou réputées telles.
À cela, une seule réponse: le black-out pour les artistes (du moins selon les goûts) de l’écurie Universal. Il serait peut-être urgent de rappeler à ces messieurs-dames qu’à l’instar de ces footballeurs qui jouent aux chochottes après une défaite qui leur a valu des critiques, c’est eux qui ont besoin des médias. Pas l’inverse!

Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose…


1204801119-sc-433
Décidément, il n’y en a plus que pour «Bye bye Belgium» pour l’instant! Surfant sur la vague d’incompréhension du public francophone devant les difficultés politiques actuelles, les pontes de la RTBF et les auteurs de l’émission-canular du 13 décembre 2006 ont, le jour anniversaire de leur «coup fumant» fait largement diffuser le DVD de l’émission en profitant du soutien de certain journal qui avait oublié son ton critique de l’année précédente, et, surtout, ont ressorti un nouvel ouvrage sur le making of (pardon, Etiemble!) de l’émission, ouvrage qui va faire l’objet d’une séance de dédicaces, annoncée à grands renforts de publicité, à la prochaine Foire du livre!

Dans ces conditions, il est devenu de mauvais ton de répéter les réserves et les critiques formulées, dès le départ, non seulement sur le dérapage déontologique commis, en décembre 2006, par les responsables du projet, mais aussi et surtout sur l’exploitation commerciale qui en était faite par la chaîne publique. Un billet d’humeur signé par Martine Simonis, la secrétaire générale de l’Association des Journalistes Professionnels francophones et germanophones, et de l’Association Générale des Journalistes Professionnels de Belgique dans l’avant-dernier numéro du mensuel de l’Association lui vaut, dans le numéro de ce mois-ci, une double volée de bois vert.

Éric Deffet, ancien président de la Société des Journalistes Professionnels du Soir (SJPS), et aussi membre éphémère du conseil de direction de l’AJP se fend d’un «poulet», où il fustige, dans le chef de Martine Simonis, «la critique en chambre, qui est l’arme des faibles»! Pour qui connaît l’engagement sans faille sur le terrain de l’infatigable combattante des droits des journalistes, l’argument paraît assez risible.
Plus avant, mon confrère cite, parmi les effets bénéfiques de l’émission, «les échanges de journalistes flamands et francophones (NDLR: qui avaient démarré bien longtemps avant «Bye bye Belgium», sous l’égide de la Fondation Prince Philippe et de notre ancien confrère Guido Fonteyn), les efforts rédactionnels communs entre le Nord et le Sud (NDLR: dont le «Soir» s’est, avec le «Standaard», un peu hâtivement paré des plumes du paon. Les deux quotidiens bruxellois s’inscrivaient ainsi à contre-courant du propos de l’émission-bidon de la RTBF, ce qui n’a pas empêché le «Soir», en décembre dernier, de se faire un maximum de fric en proposant le DVD de l’émission…), la place accordée aux citoyens sur les plateaux des grands débats télévisés (NDLR: une mode qui avait déjà pris cours dans le prolongement de la Marche blanche)» et, dans la foulée, de façon un peu audacieuse, «le succès extraordinaire des "chats" et des forums sur les sites internet des médias, qui montrent que le public se réapproprie l’information». Des signes, pour l’ancien ombudsman du «Soir», qui donnait le plus souvent raison au quotidien de la rue Royale contre ses critiques, d’une «chance historique pour notre profession» que seuls «des esprits chagrins que l’audace rebute et que l’originalité effraie» ne perçoivent pas: rien moins que cela! Ce sont, conclut Éric Deffet, des «fossoyeurs d’une presse moderne, inventive et en perpétuelle évolution»! Fermez le ban!

Moins véhément, mais peut-être plus efficace, André François, secrétaire de rédaction à la RTBF, rappelle, lui, que «Bye-bye Belgium» a été retenue, en mai 2007, par l’officiel Festival international des Télévisions publiques comme l’un des meilleurs programmes mondiaux des télévisions publiques de l’année. Cet organisme, rappelle notre éminent confrère, couronne, depuis plus d’un quart de siècle, «les programmes des télés publiques qui ont manifesté, quant au fond et à la forme, les signes les plus évidents d’originalité, de créativité, de prises de risques, de courage, et d’anticonformisme». L’AJP, informée de cette distinction, l’aurait tue volontairement, signale André François. Si tel est le cas, je le déplore personnellement. Cela posé, personne n’a jamais contesté que «Bye-bye Belgium» a été, de fait, une émission originale, créative, et anticonformiste. Le seul problème est que cette émission était une émission de fiction, et non d’information, comme le rappelle Philippe Lamotte, dans le même dernier numéro de «Journalistes», le mensuel de l’AJP. «L’émission de la RTBF fut une réussite commerciale et médiatique, mais – désolé – pas journalistique» commente-t-il simplement. Disant tout en peu de mots…

Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose…, dit la sagesse populaire. L’adage se vérifie une nouvelle fois avec l’émission-bidon du 13 décembre 2006. Et à mesure que, à coups de pub’ savamment orchestrés, se développe ainsi l’aura de «Bye-bye Belgium», les critiques de la démarche se voient cloués au pilori, comme l’avait fait Philippe Dutilleul, dès la présentation de son ouvrage.

Peu importe, bien sûr. Si la critique en chambre est l’arme des faibles, comme l’affirme Éric Deffet, l’injure, qu’il manipule, l’est tout autant. Reste une question décisive: si la RTBF est aussi droite dans ses bottes que certains, en son sein, l’affirment, comment expliquer que la chaîne publique freine ainsi des quatre fers pour empêcher la mise sur pied, en Belgique francophone, d’un Conseil de Journalisme, qui pourrait en toute indépendance se prononcer sur le caractère déontologique ou non d\’une émission comme «Bye-bye Belgium»?

Le temps de l’ignorance obligatoire


Le temps des réformes est à nouveau venu pour l’enseignement. Les jeunes qui auront loupé leur première année du secondaire ne pourront plus être "déviés" d’office vers le professionnel, mais devront passer par une année de transition. De même, pour les élèves qui éprouvent des difficultés à la sortie de la sixième primaire, on veillera, a annoncé la sémillante Marie Arena, coiffée de son chapeau de ministre de l’Enseignement obligatoire, à les orienter vers des filières "où ils pourront développer leurs potentialités, sportives ou artistiques, mais attention: il y aura toujours du français et des mathématiques" (citation pas tout à fait conforme, mais pas très éloignée non plus).
Soyons positifs: toute initiative visant à faire sortir l’enseignement professionnel de son statut de "poubelle" de l’enseignement général mérite d’être saluée. Il y a suffisamment longtemps qu’on plaide pour la revalorisation du professionnel, pour qu’on ne salue pas toute initiative en ce sens.
Globalement, le bilan de l’enseignement n’en reste pas moins navrant: le taux d’échec dans l’enseignement supérieur, universitaire ou non universitaires, reste effrayant, et rien n’indique que la barre pourra, à terme, être relevée. En cause, à la base, une formation déficiente, notamment en langue maternelle: combien de profs’ d’univ’ ne relèvent-ils pas, même dans les sciences exactes, que nombre de leurs étudiants ne comprennent tout simplement pas les énoncés qui leur sont présentés!
Guère étonnant, quand on voit la baisse constante du niveau d’exigence attendu des élèves du primaire! Naguère, le ministre en charge, Jean-Marc Nollet, lançait une charge contre les devoirs à domicile: il ne fallait surtout pas traumatiser nos jeunes enfants! À l’examen, pourtant, les matières qui leur sont enseignées sont vachement plus légères que celles "infligées" à leurs lointains prédécesseurs, jusqu’aux années 70. C’est à cette époque que mon paternel a quitté sa profession d’instituteur primaire, qu’il avait pratiquée pendant près de quatre décennies, à part une interruption de cinq ans, entre 1940 et 1945, pour de "grandes vacances" en Bavière, puis dans le Schleswig-Holstein. Une des ses phrases favorites, à l’époque, mainte fois rappelée par ses anciens élèves, était qu’"après s’être battus pour l’enseignement obligatoire, nous allions tout droit à l’ignorance obligatoire". "Radotage", se disait-on alors, mettant la réflexion sur le compte d’une nostalgie bien compréhensible au moment du départ à la retraite. Trente-cinq ans plus tard, paraphrasant Sacha Guitry, je pourrais écrire "Mon père avait raison". Bien sûr, les temps ont changé, et les méthodes d’enseignement anciennes ne pouvaient indéfiniment subsister. Mais l’exigence de qualité, elle, devait rester intacte. Après tout, tous ces instituteurs et institutrices, en charge à l’époque de six classes primaires, au sein desquelles les normes de fréquentation étaient une vue de l’esprit, ont, depuis la fin du XIXe siècle, assuré une tâche énorme: former des enfants dont la plupart arrivaient dans leur salle de classe en ne connaissant qu’à peine le français, puisque leur langue maternelle était le wallon. Le critère de réussite, alors, était de savoir calculer, et d’écrire sans fautes d’orthographe, au sortir des primaires, et nombreux étaient celles et ceux qui y arrivaient. Il suffit, aujourd’hui, dans les médias écrits, de voir comment rédigent nombre de jeunes journalistes pour mesurer l’ampleur du pas en arrière qui a été effectué! Seuls, désormais des enfants plus favorisés pourront surmonter le handicap. Ah oui, on l’oubliait, l’"instruction obligatoire" était aussi une conquête de la démocratie…

Inégalable Charles de Gaulle!


La campagne électorale française donne l’occasion à la chaîne "Histoire" de revenir sur les diverses campagnes électorales présidentielles qui se sont déroulées en France, depuis la ratification de l’élection du président de la République au suffrage universel.
La toute première de ces campagnes électorales mettait aux prises, les 5 et 19 décembre 1965, le général de Gaulle et François Mitterrand. C’est l’occasion de revoir les fameuses interviewes du "grand Charles" réalisées par Michel Droit, avec toute la déférence qui était de mise à l’époque, et qui s’imposait sans doute devant un personnage de cette stature, au propre comme au figuré. Une passage célèbre de ces interviewes montre de Gaulle se balancer sur son fauteuil en pariodant ceux "qui sautent comme des cabris, en criant: «Europe, Europe, Europe!»". Or cette scène a été… reconstituée. Car le général de Gaulle avait bien évoqué "ceux qui crient «Europe, Europe, Europe!»", mais en les comparant aux… "enfants de chœur qui ont vidé la bouteille de vin de messe". On lui représenta, dit-on, que l’image allait choquer l’électorat catholique, dont le vote était crucial, et de Gaulle modifia sa phrase. Dommage, car elle témoignait sans aucun doute d’un sens assez aigu de l’observation. Mais au-delà de la patine du temps, quel rayonnement!

Vous n’aurez pas leur liberté de penser!


Incroyable: un journaliste du "Soir" se retrouve dans le collimateur de sa direction, parce qu’il a eu l’outrecuidance d’exercer son droit constitutionnel à être candidat à une élection communale et pire, d’être élu par ses concitoyens. Que des textes existent, qui balisent l’exercice de sa profession et celui de son mandat ne semble guère peser dans le débat…
Incroyable: un autre journaliste du "Soir" est mis en cause pour avoir créé un blog personnel, semblable à celui-ci. N’aurait-il plus le droit d’avoir des opinions personnelles?
Incroyable: des journalistes de "Sport Magazine" sont menacés de représailles physiques s’ils se rendent au stade du Pays de Charleroi, parce qu’ils ont eu l’outrecuidance de critiquer la gestion du Sporting local par le satrape qui y règne.
Où EST LA SOLIDARITÉ JOURNALISTIQUE POUR S’OPPOSER À CES COMPORTEMENTS INADMISSIBLES?